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Le Kerem Hatemanim, source de la culture orientale israélienne

  • Photo du rédacteur: TLV Magazine
    TLV Magazine
  • 11 août 2021
  • 2 min de lecture

Credit photo : TLV SHINE

Qui ne connait pas le Kerem Hatemani ? Ce quartier de Tel-Aviv, logé entre le Shouk Hacarmel et la mer, est devenu l'un des endroits phares pour aller boire un verre, manger une brochette, ou tout simplement déambuler dans les petites ruelles pavées à l'ancienne. Aujourd'hui, Israéliens ou touristes, tout le monde affectionne l'ambiance du Kerem. Mais cela n'a pas toujours été le cas, ce quartier ayant été l'un des plus indigents de la ville. Le "Vignoble Yéménite" traduction du Kerem Hatemanim - est bien plus qu'un simple quartier.


Créé avant même la naissance de Tel-Aviv, il est le premier quartier juif, à l'extérieur de Jaffa. Il est à l'origine de la culture orientale du pays, qui aujourd'hui marque la vie culturelle israélienne, par sa musique, sa cuisine, ou sa danse. Le quartier a fourni au pays des grands footballeurs mais aussi les plus grands chanteurs du pays dont Boaz Sharabi, Haim Moche, Ofra Haza et bien d'autres. Des hommes politiques à la mafia yéménite, en passant par les musiciens, tous exceptionnels, le Kerem a incontestablement été l'origine d'une culture orientale forte et influente en Israël. "C'est incroyable de voir comment tant de choses sont issues de ce quartier", déclare Ayelet Bitan Shlonsky, conservative et directrice du musée Bialik, musée que j'ai pu visiter.


L'Histoire du Kerem


Ce sont sur les terres de Aaron Chelouch et Yossef Moyal que les immigrants du Yémen se sont donc installés en 1909, premiers pionniers juifs, avant même ceux de la première Alya, qui s'installèrent à l'extérieur de Jaffa. L'origine du nom de vignoble yéménite proviendrait d'ailleurs de la garde yéménite qui gardait le vignoble de Yossef Moyal. C'était un quartier particulièrement pauvre, où les maisons à un seul étage étaient construites avec des matériaux bon marché, tels que des poutres en bois et des toitures en tôle. Le quartier n'avait pas été planifié architecturalement, et a juste été divisé en petits lots pour permettre la construction de maisons, avec comme axe principale la rue Rabbi Akiva, la seule rue pavée jusque dans les années 1930.

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